Vitrerie II ( & explication sur les trames)
Aller hop au boulot, il s’endort ce blog ! Je voulais en fait intercaler une news qui ne porterait pas sur le vitrail mais je n’ai pas fini alors en attendant reparlons de vitrerie avec « Ze come back de la vengeance de la géométrie ! ». Et puisque le panneau administration m’apprend que j’ai des visiteurs qui passent avec des recherches comme « comment faire un vitrail » je vais donc continuer à expliquer un peu ce que j’apprends au lieu de seulement mettre 2-3 photos.
Une vitrerie c’est donc un vitrail dont le tracé est géométrique. Il se répète à l’identique dans un ensemble généralement sans peintures ni couleurs. (Mais nous on déprime de faire du bête transparent alors on met de la couleur partout na !)

Pour tracer l’ensemble géométrique on se base sur une trame qui va guider le dessin. Le plus souvent il s’agit d’une trame en carré, mais elle peut être autre : rectangles ou triangles par exemple. Le dessin fini peut tout à fait prendre à son compte une partie de la trame. Une vitrerie peut être très simple : une succession de losanges comme la baie d'église ci-dessus, ou beaucoup plus complexe comme ce tracé :

Exemples de trames issus de l’excellent site infovitrail.com :

Histoire de m’entrainer, j’ai un petit carnet à carreaux dans ma poche où je m’amuse à découvrir des vitreries quand j’ai deux minutes. « Découvrir » dans le sens trouver quelque chose qui existe déjà car je ne me fais point d’illusion, rien qu’à l’atelier de formation il y en a tout un énorme classeur, j’ai peu de chance d’inventer !
Parmi mes gribouillages, j’ai choisi un motif qui m’oblige à faire des plombs en double coude car ils m’avaient posé problème dans mon miroir où il y en avait quelques uns. Cette fois ils sont légions autant dire qu’à la fin soit j’aurais craqué, soit je serais au point ! J’ai opté pour faire non un grand panneau carré comme mes confrères apprentis mais plutôt un long rectangle dans l’optique de tester à la fin le montage d’un néon pour voir ce que ça pourrait donner.

Cependant une fois l’étape de la découpe atteinte je me suis houspillé pour ce choix qui entraine une multitude de pièces minuscules ! J’ai presque l’impression de faire de la mosaïque et non du vitrail ! En même temps j’avais ordre d’utiliser cette fois du plomb de 5 mm pour le montage, alors au moins ça ne sera pas disproportionné.

La découpe est l’occasion de se ré-entrainer à faire des « machines ». Il s’agit de fixer des équerres de telle façon que l’on puisse par la suite découper une série de morceaux de verre géométriques à l’identique. J’ai du demander de l’aide pour comprendre le système de certaines pièces mais pour les suivantes j’ai trouvé toute seule ! *fière*

Allez deux vidéos avec les explications du chef :
J’ai aussi fait mon chemin de plomb toute seule, preuve que j’ai compris le truc ! Mais connaitre les règles de base ne permet pas de penser à tout. Malheureusement j’ai ensuite appris que j’avais prévu les coudes dans un sens adéquat pour gaucher et non droitier et que j’allais donc souffrir encore un peu plus.. Pas question de changer le chemin de plomb cependant ça me forgera ! (ra le méchant snif).

Et voilà tout est coupé (il m’aura fallu 4 ou 5 séances si je me souviens bien) je peux passer au montage. Cela dit je sais que j’ai raté les hexagones ce qui forcément me jouera des vilains tours au montage. Fainéantise de pas recommencer jusqu’à perfection ? Un peu mais aussi j’avais gâché pas mal de verre et les stocks sont au plus bas alors je n’ai pas voulu recommencer encore et encore…

Plomb de 5 mm donc *gloups* Il parait qu’il est difficile et le but de l’utiliser c’est ensuite d’aimer le plomb de 7 et de 6 ! Deux raisons à sa difficulté : la première c’est que plus un plomb est étroit, moins il recouvre le verre et donc moins il permet de rattraper une coupe trop petite. La seconde raison est qu’il est dur, et donc difficilement malléable.
Verdict : et bien pour la coupe c’est vrai bien sûr, mais pour le coté « dur » et bien personnellement j’adore ! Enfin un plomb qui ne se tord pas dans tous les sens sous les gros doigts d’une débutante ! =P
Cette fois il faut monter en diagonale. Par moment ça me fait un peu penser à ces techniques de tissage comme le macramé où on doit abandonner certains fils pendant un temps avant de pouvoir les imbriquer dans d’autres. Je réussi mieux que je ne l’aurais cru même si des tas de défauts me sautent aux yeux (trop de plomb ne sont pas vraiment « droit et bien net comme vous pouvez le constater»). On verra si la partie de droite montrera un progrès !

A ce rythme je vais avoir besoin de 6 séances pour finir la pose du plomb, mais il y a des chances que je bosse plus vite une fois que ce sera vraiment rentré.
A bientôt pour la suite. Cette fois je parlerai des règles de base du chemin de plomb !